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Vous pouvez désormais l’imprimer sur un tee-shirt et me donner ici les résultats de vos tirages !

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C’est dans l’ancienne gare de Reuilly , à deux pas du métro Daumesnil, qu’est installé le Carrefour des Associations Parisiennes. Une gare, un Carrefour, un lieu de travail, public et ouvert :
C’est ici que Samir Belkaïd nous invite à découvrir ses photographies, pour sa première exposition : “Je vous Paris” jusqu’au 17 février.
Et ce n’est pas par hasard.

Loin des galeries du Marais, hors du circuit habituellement dévolu à la surface ou au concept, 30 photographies, de format modeste, accrochées dans des couloirs vivants de bureaux en activité, 30 instantanés de vie urbaine, comme autant de Aïkus visuels qui nous font ressentir et penser notre relation à notre ville, aux autres, et à nous-même.

Paris, ses monuments, ses rites, les désespoirs et les amours qu’elle contient entre ses murs et ses statues.
Un pas en arrière, un peu de distance, et le monde devient merveilleux, tout en restant paradoxal, sans perdre son opacité.

L’instant photographique, le regard qui tranche, qui remarque et qui restitue un espace pour sourire ou penser :
voir l’écume du ressac des mouvements urbains, c’est aussi suspendre un instant le flux qui nous emporte, nous rendre à nous-même un peu de temps, d’espace et d’enfance.

Samir Belkaïd “photographe de rue” nous offre ce luxe, nous ouvre cette parenthèse.
Simplement, humblement,

Nous connaissions ses images au Noir et Blanc contrasté, visibles sur son site web mais il faudra monter à l’étage pour découvrir ses tirages en couleur.

Car ce photographe est aussi un artisan : Chacune de ses photo est aussi un objet, qu’il façonne depuis le déclic jusqu’au tirage final.

Il a développé dans son laboratoire numérique personnel, avec patience et précision, sa propre méthode de tirage, et c’est un vrai plaisir de découvrir son travail en couleur, assez différent de sa démarche en noir et blanc.

Ici la couleur vient avec toutes ses nuances et son intensité ajouter au motif la gamme sensible de ses tonalités.

On plonge dans chaque image, et il y a un décalage entre leur dimension réduite et l’espace qu’elles contiennent, qu’elles ouvrent.
Il faut prendre le temps, pour chacune d’elle, de les visiter, de s’y promener un peu.

On retrouve la rue avec calme et curiosité, l’oeil comme éveillé à reconnaître dans nos rues quelque chose de ce regard.

“Merci la vie” proclame une de ses photographie. On veut répondre “merci à vous” Samir, pour cette exposition.

J’ai découvert le travail de cette jeune artiste car il était présenté lors d’une exposition éphémère et en appartement, dans le très chic 4e arrondissement, en ce mois froid et rugueux…
Je m’ennuyais ferme, à vrai dire, et me préparais à quitter mes amis pour aller lire au chaud sous ma couette un de ces livres que j’empile méthodiquement sans les lire…


Et puis soudain, quelques pastels discrets, à peine encadrés, sur le mur du fond… Je m’approche…

Il fait beau, l’atmosphère s’illumine, quelque chose de chaud, de lumineux, simple…

Comme ces vins du sud sans sulfates qui font donner leurs saveurs de fruits à nos corps glacés par l’hiver parisien.
Quelque chose passe vraiment, dans ces petits pastels, quelque chose de la vie. J’ai été touché.
Certes, il s’agit là d’un début, d’un cheminement qui commence.
L’artiste n’a pas encore de site consacré à ses oeuvres, mais seulement à son métier d’artisan, car elle restaure les livres anciens.
Mais il parait qu’elle travaille à des projets de mosaïques et de projections vidéo…
Je vous parie qu’on entendra bientôt à nouveau parler d’elle !
Comptez sur moi pour vous tenir au courant !

Faites tourner….

ça vient d’ici : http://www.museum-mineral.fr

En la personne

Encore raisonne.

le respect dû

En la personne

quand son heure sonne

L’amour est bû

En la personne

Le temps résonne

Le coeur s’est tû

© Regina Virserius

Mille et un ruisseaux de sang,

Filaments coulants de mille eaux.

Rejoignent en érodant le minerai opaque,

Le fleuve alangui de ton coeur.

Aux larges épanchements courbes

Aux lacets tortueux menant à la plaine.

Au sang qui fût le tien.

retour amer à ta mère.

Sang menstruel et lunaire régit par les marées.

Battement des vagues effaçant sur le sable un ombre esquissée.

Perdre son temps….Comme on rejette à l’eau le poisson immature.

Et garder dans sa main la sensation de vif argent, d’écailles et de muscle froid.

Vivacité tranchante de l’instant.

Sur le dur

Enfanter

espérer sans mesure

crier

Sur le dur

toucher

Poser le pied sur la dune

Marcher

Sur le dur

travailler

et garder la mesure

s’user

Sur le dur

se dresser

défier la brigade

se cogner

Sur le dur

pleurer

poser le front sur le mur

prier

Sur le dur

S’appuyer

Construire et s’épanouir

aimer

Trouvé sur Youtube : Un Film de Igor Mekhtiev, en papier découpé…
Beau travail !

 Un nouveau jouet interactif, réalisé par mes soins en Flash

laisser aller la souris

( et cliquez sur la flèche blanche pour changer de tableau ) .

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